La commune s’est successivement appelée : 

Sancto Ligério (1190) 

Sanctus Léodégarius (1324) 

Saint Ligier (1607) 

Beauchêne (1793) durant la Révolution 

Perdue au milieu d’une forêt peuplée de loups, St Léger des Bois a laissé peu de traces dans l’histoire. Pas d’élevage, peu d’activités agricoles.

Sous l’ancien régime, les habitants vivaient très chichement la moitié de l’année des travaux des fermes, puis survivaient l’hiver sur les ressources de la forêt, constituant des fagots de bois qu’ils vendaient à Angers.

Exploitation du bois donc, mais aussi la forge, en particulier forges de fer actionnées à l’aide de moulins à bras dont les scories se rencontrent aux Ferrières, aux Eclons, au Moulin de la Baratte.

En 1788, St Léger des Bois est une paroisse pauvre, elle est classée « de mauvais fonds, entre les bois, la moitié à seigle, peu de froment et l’avoine, ni orge, ni lin, ni chanvre, ni blé noir, ni pommiers, ni châtaigniers, la moitié en bois taillis ». Pauvres aussi sont les habitants : ils « ne font pas de commerce que de fagots ». L’enquête de la Commission intermédiaire d’Anjou recense alors 17 pauvres. Les plus riches fermiers ne sont guère riches : 6 d’entre eux paient entre 40 et 25 livres d’impôts, 5 paient entre 25 et 15 livres : chiffres d’impôts, donc de revenus bien modestes par comparaison avec ceux des autres paroisses. (extrait d’un inventaire des archives de Maine et Loire)